n septembre 1989, le collège comptait plus de 800 élèves et ce nombre augmentait.  Il devint vite évident que le collège était devenu trop petit et on envisagea la construction de  nouvelles classes et c'est ainsi qu'en septembre 95 le bloc E entra en fonction.  Il fut construit à la place de « l’antique » piscine.  Un peu auparavant, un professeur (Monsieur Masson) se chargea un samedi soir, après l’opération gaufres pour le Bercail, de commencer la démolition en « laissant » percuter et plonger sa voiture dans ladite piscine.  Notre économe, Monsieur Lemoine, possède toujours les photos comme preuve de cet accident spectaculaire qui se termina sans blessés.  Saint-Joseph et Mr. Masson avaient eu un ange gardien spécial ce jour- là !

On construisit donc une salle polyvalente, un magnifique centre de documentations et quatre grandes classes. Ainsi le collège continuait à grandir pour accueillir depuis lors +/- 900 élèves.

Cette époque sera marquée par une profonde crise de l’enseignement qui débute au printemps 90 pour se terminer seulement 6 ans après et tout cela seulement un an à peine après que l'enseignement ait "subi" la communautarisation car nous étions passés du fédéral (Education Nationale) sous la tutelle de la Communauté française de Wallonie et de Bruxelles.

Qui ne se rappelle pas des grèves de 1990, commencées en mai 90 et terminées le 27 novembre ?

« Si l’enseignement coûte trop cher, essayez l’ignorance »était un des slogans favoris.

Toutes les villes de Wallonie vivent des manifestations, blocage de pont, réveil matinal des responsables politiques etc, etc…….)  Les enseignants firent tout  pour mettre le monde politique en garde pour réclamer le refinancement de l’école.  Rien n’y fit !  

En 1993 nous assistions à des manifestations des rhétos et des étudiants du supérieur avec presque les mêmes revendications, et en 1995 resurgissent de nouvelles grèves soutenues cette fois par les écoles supérieures ; elles vont durer plusieurs mois.  Résultat : 1% (sic) d’augmentation du budget !  De cette époque date la rupture entre le monde des enseignants et le monde politique.  Ajoutez à cela la réforme du mode de « congé » de maladie pour les enseignants (revue depuis lors) et la non-possibilité de doubler son premier cycle (revue cette année) !  Et les enseignants se sont sentis non compris par leurs dirigeants.

De ces années datent également les AOA (réussite totale), AOB (réussite partielle), AOC (échec), les socles de compétences, la division des études en cycle (3x2), les rapports d’admission, les mesures d’accompagnements de fin de carrière …….  On ne peut pas dire que toutes ces mesures ont toujours été acceptées avec gaieté, c’est pourquoi vers les années 96/97 une certaine ambiance de morosité régnait parmi les différents corps des enseignants.  Nous croyons que la situation à Saint-Joseph n’était guère différente bien que nous ayons toujours pu compter sur une équipe de professeurs dévoués qui a continué à organiser beaucoup d’activités pour nos élèves : voyage de Rhéto (Paris-Prague-Italie) (Mesdames Adams, Neuray, Poty et Messieurs Bertrand et Failon ); le théâtre ; de nombreuses visites en Belgique et à l’étranger ; des échanges linguistiques ; la vente de vin ; la participation à « Génies en herbe »(Mrs Gavray-Desarcy) ; l’opération Carême de partage ; la récolte d vivres non périssables pour la Pologne (Mr Kos), pour la Roumanie (Mr Lemoine), d’effets scolaires pour Tchernobyl (une ancienne élève, Vinchent Barbara) ; un magnifique concert de solidarité par 4 anciens (Luc Baiwir, Gery Lipman, Michel Crompvoets, Robert Pirotte) au profit d’un ancien condisciple Philippe Deville.

Voilà quelques exemples qui démontrent clairement que les professeurs du collège s’engagent à fond pour aider nos jeunes afin de leur « apprendre à apprendre ».  Nous pouvons aussi souligner que les relations privilégiées entre professeurs et élèves restent une autre caractéristique de notre école.

K. BASTIN.