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Il
est ainsi une des rares écoles centenaires de la province…
Mais sur le territoire de Chênée,
une école primaire catholique existait déjà au XVIIème siècle.
Rue Sous l’Eglise, au n° 110, une pierre en atteste
l’existence dès 1648. Cette
école, dirigée par les prêtres de la Paroisse
A
partir de 1953, les pavillons accueilleront les réunions du Patronage
et de la troupe scoute de Chênée.
L’enseignement
secondaire liégeois, à cette époque, connaît quelques problèmes de
surpopulation. Les Collèges
et Athénées de la ville s’adaptent difficilement au nombre croissant
d’élèves. La Ville de
Liège s’était intéressée à la question et avait – déjà !
– proposé un plan de restructuration, prévoyant l’implantation de
nouveaux établissements en périphérie.
L’évêché s’aligne sur cette vaste entreprise en développant
considérablement le Collège Notre-Dame et Saint-Lambert à Herstal, en
implantant l’Institut Technique Saint-Laurent à Nessonvaux – il déménagera
par la suite à Fléron – et en décidant de créer à Chênée, un
enseignement secondaire pour garçons. Nous sommes alors au début de l’année 1961.
Monsieur le Doyen JOBE soutient ce projet…
Il Et
voilà qu’une nouvelle tombe, qui attriste toute la Paroisse :
les Frères Maristes quittent Chênée !
Les vocations se faisaient rares depuis d’assez nombreuses années,
les Communautés, réduites, devaient se regrouper…
La maison des Frères est libre…
Le futur Collège compte donc six classes et une maison… vides ! Monsieur
PETIT, instituteur depuis 30 ans, accepte de reprendre la direction de
l’école primaire. Mais
pour le secondaire, on aurait besoin de quelqu’un de jeune,
enthousiaste, dévoué… et bricoleur ! Et
pourquoi pas ce jeune vicaire, qui s’entend si bien avec les jeunes,
et qui réunit toutes les qualités nécessaires pour cette fonction…
Voilà exactement l’homme de la situation ! En
juin 1961, Monsieur l’Abbé Jacques HENROTAY est nommé
officiellement, à l’Evêché, Directeur de l’Institut Saint-Joseph
de Chênée… avec, comme première mission, de dénicher des élèves
et des professeurs pour fonctionner dès septembre !
Le recrutement des élèves commence dans les sixièmes primaires
de l’école même. L’Abbé
HENROTAY fait ensuite le tour des Paroisses environnantes pour signaler
qu’une classe de sixième moderne va être ouverte à Chênée.
L’équipe de professeurs est constituée :Monsieur Freddy
BONMARIAGE assurera les cours de français et d’histoire, Monsieur
Jacques BAILLY, ceux de géographie.
Les mathématiques et le dessin seront enseignés par Monsieur
Valère RAUSIN. Pour le néerlandais,
Monsieur HAU, un pensionné, avait accepté d’en prendre la charge.
Et le Directeur s’occupera des autres branches : la
religion et les sciences. 1er
septembre 1961 : 24 élèves et 5 professeurs. 30
septembre : 24 élèves et 4 professeurs ! Monsieur
BAILLY quitte l’Institut Saint-Joseph pour un autre établissement.
L’autorisation d’ouvrir une sixième latine l’année suivante est obtenue. Il faudrait songer à s’agrandir et à se moderniser. Tous les professeurs sont jeunes et résistants, les élèves plus encore, mais quand les poêles à charbon refusent de fonctionner, il gèle dans les pavillons ! Du terrain, il y en a… Hélas ! il appartient à la Congrégation des Filles de la Croix, qui ne semble pas décidée à s’en séparer. L’Abbé HENROTAY et le Doyen JOBE – Dieu le leur pardonne ! – font alors courir le bruit que l’Athénée veut s’agrandir… Le terrain en prolongement de la cour de récréation (voir plan) risque bien d’être exproprié à cette fin ! La réaction ne tarde pas : l’affaire est vite conclue et l’Institut Saint-Joseph est propriétaire, en 1963 d’une prairie et d’un potager ! |