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Monsieur p Un changement plus
important encore car il touche aux élèves et à toute la méthode pédagogique,
s’opère à cette rentrée 1976.
En effet, suite à l’Arrêté Royal et à la Loi du 31 juillet
1975, l’enseignement doit être rénové.
Cette rénovation sera faite en deux étapes : la première
en 76, la seconde, aboutissant à la forme actuelle du « rénové »,
en 79. Toutefois, les
transformations de méthodologie et de docimologie sont déjà très
importantes dès cette année-là.
Les grandes idées sont que l’enseignement doit être centré
sur l’élève et se démocratiser.
Mais en pratique ? Un
« enseignement centré sur l’élève » signifie que
les professeurs ne peuvent plus se borner à faire enregistrer par leurs
élèves un maximum de matière mais doivent essayer de connaître
ceux-ci, de découvrir leurs aptitudes intellectuelles, créatives,
manuelles pour les développer et les orienter valablement dans le choix
d’une option d’étude. Cela suppose un effort d’observation et de communication de
la part des professeurs qui devront abandonner les cours magistraux et
les anciennes méthodes d’évaluation. Dorénavant, la
cote sur dix du bulletin représente non le résultat d’une
interrogation mais bien une estimation, par le professeur, des acquis de
l’élève à telle période de l’année.
Le travail journalier, la participation aux cours, les résultats
à tout contrôle prennent le pas sur les traditionnels et décisifs
examens. L’orientation
des élèves d’une classe est discutée en « conseil de classe »
par tous les professeurs de ces élèves et le Directeur.
Elle est ensuite proposée aux élèves et à leurs parents. C’est en 1976 également
que la numérotation des classes se rationalisera !
Les élèves commenceront leurs humanités en première et les
termineront en sixième. Il
faudra bien du temps pour que chacun s’habitue à ce changement
d’une logique pourtant évidente !
Cette année-là, les élèves sortant de quatrième durent éprouver
l’impression de faire du sur-place ! Une des activités
para-scolaires proposées au collège, suscite un très grand intérêt
chez les élèves : les cours de programmation.
Ils existent depuis un an et sont donnés par Monsieur
PREUD’HOMME, chimiste de formation, informaticien de cœur ! Jusqu’en 1981, les élèves travailleront sur HP65.
C’est une calculatrice programmable qui fut notamment utilisée
par les astronautes d’Apollo pour effectuer leurs calculs pour revenir
sur la terre… Plusieurs
rhétoriciens présent en juin 77, leur examen de maturité en
physique-programmation.
En septembre 1979,
l’enseignement libre liégeois passe en bloc au rénové.
Cette simultanéité dans l’adoption du nouveau régime ne résulte
certes pas d’une coïncidence mais bien d’un accord conclu entre écoles,
soucieuses d’éviter une concurrence préjudiciable aux institutions
d’enseignement livre. Le
changement est énorme… et l’organisation des horaires ressemble
fort à un casse-tête insoluble, sauf pour les professeurs de mathématique
qui acceptent de s’en charger. Des
habitudes ancestrales ne se perdent pas du jour au lendemain. Tous, élèves, parents, professeurs, nous aurons souvent
bien du mal à nous y retrouver dans les nouvelles structures de
l’enseignement rénové. Nous
allons tâcher de les résumer ici en priant le lecteur d’excuser le
ton didactique de ce qui suit ! Alors
que l’enseignement « traditionnel » comprend deux cycles
de trois ans, l’enseignement de type I ou rénové se divise en trois
degrés de deux ans, ayant chacun une fonction pédagogique spécifique : ·
Le degré d’observation Après
leurs primaires, quelle que soit l’orientation ultérieure qu’ils
choisiront, tous les élèves suivent les cours de la 1ère
année commune. Le
programme comprend, outre tous les cours généraux habituels, des
activités d’essai (latin – technologie – éducation artistique)
qui permettent aux professeurs de déceler les éventuelles dispositions
des élèves pour différents types de formation. Il
comporte aussi des activités complémentaires laissées au choix de
chaque élève dont le but est de révéler des aptitudes et des intérêts
particuliers. Dès
la 2ème année, à côté des cours généraux qui
continuent à former l’essentiel du programme, les élèves doivent
choisir une option de base latine, scientifique, socio-économique,
technique ou artistique. ·
Le degré d’orientation A
partir du 2ème degré apparaissent les 3 grandes filières
ou sections de l’enseignement rénové : a)
l’enseignement de
transition :
de type général, technique ou artistique, qui prépare l’accès
au 3ème degré et à l’enseignement supérieur, tout en
permettant l’entrée dans la vie active. b)
L’enseignement de
qualification :
de type technique ou artistique aui prépare plus directement à
l’entrée dans la vie active tout en permettant la poursuite d’études
supérieures. c) L’enseignement professionnel : qui prépare directement à la vie professionnelle en répondant aux besoins d’élèves qui ne sont par motivés pour poursuivre des études à fort contenu théorique.
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