Une journée à La Malagne pour les élèves de 1re

La Malagne - Villa Romaine

La villa gallo-romaine de La Malagne reçu la visite des élèves de 1re année ces jeudi 25 et vendredi 26 mars 2010. 

Tout au long de la journée, les activités se succèdent dans un ordre différent pour chaque groupe, pour des raisons évidentes d’organisation. 

La visite du site nous fait découvrir le bas-fourneau, qui servait à La Malagne - Saint-Joseph Chênéeréduire le minerai de fer, et le four à pain.  Au passage, le guide nous montre comment les Gallo-Romains fabriquaient leurs briques à partir de l’argile prélevé sur le site.

Le bâtiment ‘Epona’ (son nom lui vient de la déesse gauloise protectrice des chevaux) abrite des animaux obtenus par divers croisement et dont l’aspect trapu rappelle celui des animaux élevés sur le site de La Malagne à l’époque de la Pax Romana.  Le guide nous explique que le pain était fabriqué à partir des céréales cultivées sur le site, moissonnées avec la fameuse moissonneuse des Trévires, et dont les grains étaient broyés par la meule pour en faire de la farine.

Saint-Joseph Cours de latin

Les restes du corps de logis sont impressionnants.  Le bâtiment mesure une centaine de mètres.  Les parties les plus représentatives sont les caves et les thermes privés.  Les caves portent des traces d’échafaudages liés à la construction du bâtiment.  Dans les murs, de petites niches servaient à déposer la lampe à huile.  Vestige Romain La MalagneLes soupiraux servaient à engranger certaines denrées ; d’autres étaient conservées au frais dans des amphores.

Les thermes privés occupaient une vaste aile du bâtiment.  Le chauffage par hypocauste assurait un certain confort.  Les Gallo-Romains n’avaient pas la même notion de la pudeur que nous.  C’est pourquoi ils prenaient leurs bains ou se rendaient aux latrines en commun.  Saint-Joseph Chenee à La MalagneUn astucieux système de canalisations permettait de récupérer les eaux usées des thermes pour assurer l’hygiène des latrines.  La destination des autres pièces est incertaine.  La villa a été occupée aux environs de 50 à 250 PCN.  Un incendie a nécessité sa reconstruction, et quelques annexes ont été ajoutées au fil du temps.  Après son abandon à la moitié du 3e siècle, les pierres de ses murs ont été réutilisées pour d’autres constructions.

L’atelier archéologique nous montre les techniques propres au métier d’archéologue.  Restes de repas, débris d’objets usuels ou de matériaux de construction, pièces de monnaie sont autant d’indices qui permettent de dater un site et d’en savoir davantage sur les gens qui y vivaient.  Le jeu ‘passé-présent’ met en relation les objets utilisés à l’époque gallo-romaine et ceux utilisés à notre époque.

Les Gallo-Romains façonnaient des bijoux décoratifs et parfois utilitaires, comme les fibules qui servaient à agrafer les vêtements.  A l’aide de pinces, nous travaillons des fils de cuivre.  Fibules, bagues, broches, pendentifs, bracelets prennent forme.  Certain(e)s élèves les garderont pour eux/elles, d’autres pensent à leur maman…

Les Gaulois étaient de redoutables archers, capables de lancer une flèche par seconde lors des assauts !  Seule parade pour les Romains : la tortue !!  Après quelques conseils judicieux et quelques minutes d’entrainement, les flèches atteignent la cible et parfois son centre.

La Malagne

Nous passons enfin chez le forgeron, un des habitants les plus importants de la villa, au point qu’il possédait son propre logis.  Les applications de son art sont nombreuses : outils agricoles, mors et fers pour les chevaux, couverts, clés, casques, armures et épées.  Notre mission : forger une clé.  Il faut entretenir le feu en l’attisant avec le soufflet.  Lorsque le fer est assez chaud (600 degrés !), il faut le battre sur l’enclume et le courber sur la bigorne avant de plonger la pièce encore chaude dans un bassin d’eau.  Le forgeron de La Malagne est un farceur, et certains repartent avec deux clés… attachées !

Les photos de classes prises lors de la visite du site sont sur Otium Studiosum (http://home.scarlet.be/otiumstudiosum), section ‘culture’.

Pour les professeurs d’EDM et de latin,
Lise Delchambre.

 

Posté le 10 Décembre, 2010 by webmaster

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